Mi media naranja

le grand cahierAgota Kristof: Le grand cahier
 

Une vie menée à deux, des atrocités vécues ensemble, une double existence, une sinistre mélodie jouée à quatre mains. Deux frères jumeaux dont la vie est bouleversée par la grande guerre, sont forcés à se séparer de leur mère et à vivre avec une grand-mère impitoyable qui les traite comme des voyous. Les deux gamins éprouvent la faim, le dépaysement, la pauvreté et la violence. Pour s’en sortir, pas forcément intacts, ils s’infligent des exercices psychologiques et physiques pour augmenter leur endurance face à la douleur, en s’échangeant des coups et des insultes, tout pour survivre dans un monde atroce. Unis, ils se trouvent obligés d’adopter de nouveaux principes qui les aideraient à tenir le coup. C’est ainsi qu’à travers des connaissances terribles et des expériences sexuelles précoces/perverses, ils reçoivent le bagage émotif dont ils ont besoin pour survivre… maigrement. S’agit-il de deux êtres malfaisants qui se sont laissés manipuler par les atrocités de la guerre, se transformant en un monstre, ou de deux victimes qui trouvent la force dans l’union, une union qui est terrible, voire effrayante ? De toute façon, ce journal intime, magnifiquement écrit à la première personne du pluriel, représente le côté obscur de la gémellité, faisant allusion à un tout indissociable, qui empêche l’épanouissement de l’individu. Quand est-ce que « deux » sera « un », et cet « un » assez fort pour appréhender les épreuves les plus pénibles de son existence ?
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